Quoi dire ou ne pas dire à une victime qui se confie à nous ?

À faire 

  • Croire la personne et l'écouter sans porter de jugement sur ce qu'elle raconte et sans chercher à connaître les détails de l'agression;
  • M'occuper des besoins et des émotions de la victime. Ex. C'est normal que tu sois en colère, c'est correct que tu pleures;
  • Rassurer la victime que ce n'est pas de sa faute, que le geste n'est pas acceptable; 
  • Respecter les choix de la personne et son rythme. Ex. Prends ton temps, je sais que c'est difficile...

À ne pas faire 

  • Ne pas croire ou minimiser l'importance de l'agression ou des sentiments vécus par la victime. Ex. Tu es certaine que tu n'exagères pas, ben voyons ça ne se peut pas; 
  • Donner plus de place à ses propres émotions qu'à ce que vit la victime;
  • Se ranger du côté de l'agresseur, essayer de l'excuser ou blâmer la victime de son attitude, habillement, etc.; 
  • Dire que ce n'est pas normal de réagir autant.

Important 

En résumé, être présent, l'écouter; si la victime veut parler ou si elle ne veut pas parler, respecter son silence. 

Il est possible de se sentir incapable d'aider l'autre. Ça ne fait pas de vous un moins bon support, mais dans ce cas, la franchise est plus efficace que le silence. Si vous vous sentez impuissant, vous pouvez dire « ça me vire à l'envers ce que tu vis, je ne sais pas quoi te dire pour te faire du bien, mais je peux t'aider en trouvant une personne ou un organisme qui saura t'accompagner, si tu veux. Je ne resterai pas très loin, si tu as besoin. ». 

Et si c'est un proche qui est victime d'agression sexuelle, vous pouvez également demander de l'aide pour vous-même.